PM THE PREP MASTER SYSTEM

THE PREP MASTER SYSTEM · MODULE 01

Fertilité
masculine

Quand les stéroïdes éteignent l’usine, comment savoir quelle commande manque — et comment la médecine essaie de la rallumer.

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THE

PREP MASTER

SYSTEM

STRUCTURE · EXECUTION · RESULTS

LA MÉTHODE EN PRATIQUE

Expliquer au client et organiser la suite

Retrouve le cycle de décision PrepMaster, une trame d’entretien, une fiche de transmission au médecin, huit études originales décryptées et quatre dossiers à résoudre. Le parcours personnel te donne les bases ; cet atelier t’aide à les utiliser.

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COMMENCE ICI · PARCOURS DÉBUTANT

« Je veux vérifier ma fertilité : je fais quoi ? »

Ce parcours donne l’ordre des étapes. Il ne remplace ni une consultation ni une prescription : il permet d’arriver chez le professionnel avec un dossier compréhensible.

Image simple : avant de réparer une usine, on ne commande pas directement des pièces. On regarde son historique, on vérifie les commandes, on contrôle ce qui sort de l’usine, puis on appelle le bon spécialiste.
1

Écrire l’histoire complète
Produits utilisés, doses, dates, dernière injection, durée, anciens spermogrammes, projet d’enfant et délai du couple.

2

Consulter et réaliser le point zéro
Spermogramme + bilan hormonal adapté + examen clinique. L’objectif est de savoir où chercher, pas de collectionner des chiffres.

3

Vérifier si les résultats sont interprétables
Heure de la prise de sang, collecte complète, abstinence demandée par le laboratoire, fièvre récente, médicaments et AAS/TRT en cours.

4

Décrire avant d’expliquer
Exemple : « LH et FSH basses, testostérone basse, azoospermie confirmée. » On sépare les faits de l’hypothèse.

5

Localiser le niveau du problème
Commande centrale, réponse testiculaire, fabrication des spermatozoïdes, transport ou profil encore indéterminé.

6

Choisir la prochaine donnée utile
Contrôle du spermogramme, nouvelle prise de sang, examen, échographie, génétique ou avis en fertilité selon le dossier.

7

Respecter le bon délai
Les hormones peuvent bouger en quelques semaines ; le sperme demande beaucoup plus de temps. On ne juge pas les deux avec la même horloge.

8

Savoir quand passer la main
Azoospermie, anomalie sévère, projet urgent, masse ou douleur testiculaire, FSH très élevée ou suspicion d’obstruction : andrologue/urologue sans bricolage.

À la fin de ce parcours, l’élève doit savoir dire :

« Voilà ce que montrent mes résultats, voilà ce qu’ils ne prouvent pas, voilà l’information qui manque et voilà le professionnel avec qui je dois en discuter. »

LA RÈGLE N°1

Une érection n’est pas un spermogramme.

Un homme peut avoir de la libido, une testostérone sanguine élevée et pourtant produire zéro spermatozoïde. La fertilité se mesure. Elle ne se devine pas aux sensations.

Explication simplifiée : avoir envie de rapports et avoir une testostérone élevée ne veut pas dire que l’usine fabrique des spermatozoïdes. Pour connaître la fertilité, on regarde directement le sperme.
01

Observer

Historique, objectif parental, signes et examens.

02

Comprendre

Où le signal est-il coupé : cerveau ou testicule ?

03

Agir puis mesurer

Une stratégie, un délai cohérent, une nouvelle donnée.

CHAPITRE 02

L’usine à trois étages

Imagine une usine. Le patron donne l’ordre, le manager transmet, les ouvriers fabriquent.

Explication simplifiée : l’hypothalamus donne le signal avec la GnRH, l’hypophyse le transmet avec LH et FSH, puis les testicules exécutent. Si une étape est coupée, la production ralentit.
1

Hypothalamus

Le patron envoie des pulsations de GnRH.

GnRH ↓
2

Hypophyse

Le manager répond avec LH et FSH.

LH + FSH ↓
3

Testicules

LH → Leydig → testostérone locale.
FSH → Sertoli → spermatozoïdes.

Explication simplifiée : « Si tu livres déjà énormément de testostérone de l’extérieur, le patron ferme le téléphone. LH et FSH tombent. Dans le sang tu peux être haut, mais dans le testicule l’usine n’a plus ses deux commandes. »
LH

Le carburant local

Elle permet une forte concentration de testostérone à l’intérieur du testicule.

FSH

Le chef de production

Elle stimule les cellules de Sertoli qui soutiennent la fabrication du sperme.

CHAPITRE 03

Le check-in fertilité

Avant de parler dosage, on construit le point zéro. Sinon, impossible de savoir si la stratégie fonctionne.

Explication simplifiée : avant de changer quoi que ce soit, on prend une photo de départ : produits utilisés, projet d’enfant, hormones, spermogramme et examen. Sans cette photo, on ne sait pas si l’évolution vient vraiment de la stratégie.
PRISE DE SANG

Elle regarde les commandes

LH et FSH montrent les signaux du cerveau. La testostérone montre ce qui circule. Ces chiffres aident à localiser le problème, mais ne comptent pas les spermatozoïdes.

SPERMOGRAMME

Il regarde le résultat de l’usine

Le volume est la quantité de liquide. La concentration est le nombre par millilitre. Le nombre total correspond au volume multiplié par la concentration. Mobilité, morphologie et vitalité apportent d’autres informations.

Image simple : la prise de sang vérifie les appels téléphoniques entre le patron et l’usine. Le spermogramme ouvre les camions à la sortie pour voir ce que l’usine a réellement produit.
Le spermogramme est une photo, pas un film. Une fièvre, une collecte incomplète ou la variation naturelle peuvent modifier le résultat. Un résultat anormal est interprété dans son contexte et généralement contrôlé avant une conclusion lourde.

LES RÈGLES QUI ÉVITENT LES MAUVAISES CONCLUSIONS

Un résultat ne devient utile que dans le bon parcours

Ces règles viennent des recommandations internationales. Elles protègent l’élève contre deux erreurs : se rassurer trop vite ou s’autodiagnostiquer sur un seul chiffre.

01

Confirmer ce qui est anormal

Un spermogramme normal peut parfois suffire. Lorsqu’il est anormal, la persistance de l’anomalie doit être vérifiée sur un autre prélèvement avant une conclusion importante, selon le spécialiste et le contexte.

Image simple : une seule livraison en retard ne prouve pas que toute l’usine est cassée.

02

Examiner, pas seulement doser

L’historique, l’examen des testicules et des voies génitales, le spermogramme et les hormones se complètent. Une prise de sang seule ne recherche ni masse, ni varicocèle, ni obstruction.

Image simple : le tableau de bord ne remplace pas l’ouverture du capot.

03

Évaluer le couple

Le délai dépend aussi de l’âge, de la réserve ovarienne et des antécédents de la partenaire. Lorsque le temps compte, les deux partenaires sont évalués en parallèle.

Image simple : une grossesse est un projet à deux horloges.

04

Savoir quand la génétique entre dans le dossier

Une azoospermie ou une oligozoospermie sévère, surtout avec FSH élevée ou petits testicules, peut justifier un bilan génétique ciblé. Le spécialiste choisit les examens et explique leurs conséquences pour le couple.

Image simple : avant de relancer l’usine, il faut parfois vérifier son plan de construction.

À propos de la vitalité

Elle n’est pas automatiquement utile dans tous les prélèvements. Elle devient particulièrement informative lorsqu’une grande proportion des spermatozoïdes est immobile : immobile ne veut pas forcément dire mort.

Sources : EAU — Male Infertility · OMS — Manuel du sperme, 6e éd.

CHAPITRE 04

Lire le profil avant l’outil

Explication simplifiée : on ne regarde pas un chiffre tout seul. On compare le signal envoyé par le cerveau, la réponse du testicule et le résultat du spermogramme pour comprendre où se trouve le problème.
PROFIL A

LH basse · FSH basse · T basse

Observation : peu de commandes et peu de testostérone.

Signification possible : suppression centrale après AAS, selon les dates et le contexte.

Image : le patron et le manager sont silencieux ; l’usine manque d’ordres.

À chercher ensuite : délai depuis le dernier produit, spermogramme, prolactine, médicaments et avis médical.
PROFIL B

FSH élevée · T basse/variable

Observation : la commande FSH est déjà forte.

Signification possible : le testicule répond insuffisamment à la demande ; atteinte primaire à explorer.

Image : le siège téléphone très fort, mais la chaîne de montage produit peu.

À chercher ensuite : examen andrologique, volume testiculaire et bilans spécialisés ; pas de relance copiée.
PROFIL C

Hormones normales · sperme anormal

Observation : les commandes sanguines paraissent correctes, mais le produit final ne l’est pas.

Signification possible : la cause peut concerner production locale, transport, varicocèle, chaleur, infection, génétique ou autre facteur.

Image : les appels passent, mais certains camions sortent vides ou roulent mal.

À chercher ensuite : confirmation du spermogramme, collecte, examen et exploration ciblée.
PROFIL D

TRT/AAS encore en cours

Observation : androgènes extérieurs présents avec LH/FSH souvent supprimées.

Signification possible : le frein central reste activé ; les valeurs ne décrivent pas un axe spontané.

Image : des produits arrivent de l’extérieur, donc le patron ferme les lignes internes.

À chercher ensuite : projet parental, spermogramme et consultation pour discuter les options et les risques.

CHAPITRE 05

Chaque clé ouvre une serrure différente

Explication simplifiée : chaque outil agit à un endroit différent. L’hCG agit surtout comme la LH sur le testicule, le Clomid agit sur le signal du cerveau et la FSH/hMG agit sur la partie production du sperme. Ils ne sont donc pas interchangeables.
IMITE LA LH

hCG : elle appelle directement le testicule

Où agit-elle ? Sur le récepteur de la LH au niveau des cellules de Leydig.

Ce qu’on espère observer : une réponse de la testostérone testiculaire et sanguine ; l’estradiol peut aussi monter.

Ce qu’elle ne prouve pas : elle ne remplace pas directement la FSH et une belle testostérone sanguine ne garantit pas le retour du sperme.

Image simple : l’hCG est un chauffeur de remplacement qui livre directement le carburant à Leydig. Mais elle ne dirige pas toute la chaîne de montage des spermatozoïdes.

SERM · HORS AMM CHEZ L’HOMME

Clomid : il demande au cerveau de parler plus fort

Où agit-il ? Au niveau central, en réduisant une partie du frein œstrogénique perçu. GnRH, LH et FSH peuvent alors remonter.

Ce qu’on espère observer : d’abord une montée des commandes LH/FSH, puis une réponse hormonale et éventuellement spermatique.

Limite : le cerveau et le testicule doivent pouvoir répondre. Une FSH déjà très haute change complètement la logique.

Image simple : Clomid augmente le volume du téléphone du patron. Cela ne répare pas une usine endommagée ni une route obstruée.

SIGNAL SERTOLI

FSH/hMG : on appelle le chef de production

Où agissent-elles ? La FSH stimule directement Sertoli. L’hMG apporte surtout une activité FSH et aussi une activité LH.

Dans quelle logique ? Lorsque l’environnement androgénique existe mais que la production spermatique reste insuffisante, un spécialiste peut discuter un signal FSH direct.

Ce qu’il faut mesurer : pas seulement la testostérone : le spermogramme au délai biologique pertinent.

Image simple : Leydig apporte l’électricité à l’usine ; FSH appelle le chef qui organise les ouvriers. Avoir l’électricité ne suffit pas si personne ne dirige la chaîne.

MESTEROLONE · ANDROGÈNE

Proviron : meilleur ressenti ≠ meilleure fertilité

Ce qu’il peut changer : SHBG, libido et ressenti androgénique.

Ce qu’il ne fait pas : il ne relance pas directement GnRH, LH ou FSH et peut maintenir un signal androgénique extérieur.

Image simple : allumer la lumière du tableau de bord peut donner l’impression que la voiture va mieux ; cela ne prouve pas que le moteur produit de nouveau des spermatozoïdes.

OUTIL CONDITIONNEL

Anti-aromatase : jamais automatique

Pourquoi la question apparaît : l’hCG et les androgènes peuvent faire monter l’estradiol.

Pourquoi il faut raisonner : une valeur, des symptômes, la dose et le contexte doivent être évalués ensemble. Écraser l’estradiol peut nuire à la libido, aux os et à la fonction reproductive.

Image simple : l’estradiol est un thermostat. S’il semble haut, on vérifie d’abord pourquoi ; on ne casse pas le thermostat pour refroidir la pièce.

CHAPITRE 06

Fourchettes publiées, pas ordonnance universelle

Elles servent à comprendre les pratiques médicales et à discuter avec un andrologue. Elles ne disent pas quoi prendre personnellement.

Explication simplifiée : une fourchette publiée n’est pas une ordonnance. La bonne décision dépend du profil, des analyses, des effets indésirables et du suivi médical.

HH : hypogonadisme hypogonadotrope, c’est-à-dire un déficit hormonal avec commande centrale insuffisante. Une indication dans ce diagnostic ne valide pas automatiquement la même conduite après AAS.

Outil Fourchettes rencontrées But Contrôle
hCG 500–2 500 UI, 2–3×/semaine pour certains HH. Wenker décrit 3 000 UI un jour sur deux, avec autres médicaments, après testostérone ; populations et indications distinctes. T intratesticulaire Hormones en quelques semaines ; sperme ≈ 3 mois
Clomifène Souvent 25 mg/jour ou un jour sur deux ; titration parfois jusqu’à 50 mg un jour sur deux. Remonter LH/FSH si l’axe répond Hormones vers 4–6 semaines
FSH-r Souvent 75–150 UI, 2–3×/semaine ; adaptation spécialisée selon réponse. Stimuler Sertoli Sperme ≈ 3 mois
hMG Souvent 75–150 UI, 2–3×/semaine dans les schémas spécialisés. Activités FSH + LH Sperme ≈ 3 mois
Proviron Pas de dose validée pour restaurer la fertilité post-AAS. Pas une relance centrale Ne pas juger au ressenti
⚠ NIVEAU DE PREUVE

L’AUA/ASRM cite l’hCG 500–2 500 UI 2–3 fois/semaine, puis FSH si nécessaire, pour l’hypogonadisme hypogonadotrope. Les schémas post-AAS plus agressifs viennent surtout de séries rétrospectives et de revues : ce n’est pas la même solidité scientifique.

Après AAS, l’EAU propose un arrêt pendant six à douze mois avant d’envisager SERM ou gonadotrophines (recommandation faible). Cela ne retarde pas l’évaluation spécialisée ; le médecin adapte la prise en charge au dossier et au temps du couple.

Comparer les populations et les niveaux de preuve →
COMMENT LIRE UNE DOSE PUBLIÉE ?

Quatre questions obligatoires

Pour quelle population ? Pour quel objectif ? Pendant combien de temps ? Avec quels contrôles et quels effets indésirables ? Une dose sortie de son étude perd une grande partie de son sens.

IMAGE SIMPLE

Une pointure n’est pas une chaussure universelle

Dire qu’une étude utilise une dose, c’est comme dire qu’un athlète porte du 44. Cela ne signifie pas que tout le monde doit porter la même taille. Le dossier, la réponse et la surveillance changent la décision.

Pourquoi pas une seule dose “PrepMaster” ?

Parce que 500 UI et 3 000 UI ne poursuivent pas toujours le même but. La bonne décision dépend de l’exposition, du volume testiculaire, de T/E2, du sperme et du délai parental. On enseigne les critères, pas une recette aveugle.

CHAPITRE 07

L’algorithme PrepMaster

Explication simplifiée : l’algorithme est une série de questions dans le bon ordre. On commence par le projet, puis on cherche où le signal bloque, on vérifie le sperme et seulement ensuite on discute de la suite avec le spécialiste.
1

Projet maintenant, ≤ 6 mois ou plus tard ?
L’âge et la réserve ovarienne de la partenaire modifient l’urgence.

2

AAS/TRT toujours présents ?
Si oui, le frein central continue. Décision médicale : arrêt ou stratégie spécialisée.

3

Spermatozoïdes présents ?
S’ils réapparaissent, discuter cryoconservation. Si absents, confirmer l’azoospermie.

4

LH/FSH basses ou élevées ?
Basses : suppression centrale probable. Élevées : atteinte testiculaire possible.

5

Réponse insuffisante au bon délai ?
Sperme absent : revoir délai, collecte, traitements et autres causes avec le spécialiste. FSH/hMG est une option selon le diagnostic, pas un ajout automatique.

Choisis le profil

Sélectionne un profil pour afficher le raisonnement.

CHAPITRE 08

Mesurer au bon moment

Explication simplifiée : les hormones peuvent changer en quelques semaines, mais fabriquer un spermatozoïde prend beaucoup plus longtemps. On ne déclare donc pas un échec trop vite : chaque analyse a son propre délai.

Ces jalons illustrent un suivi, pas un calendrier obligatoire. Confirmer un prélèvement anormal et mesurer la réponse à une intervention sont deux questions différentes. Le médecin fixe les contrôles ; une azoospermie ou un projet urgent justifie un avis dès maintenant, sans attendre M3 ou M6.

S0

Point zéro

Sperme, hormones, examen, projet du couple.

S4–6

Réponse hormonale

T, E2, LH/FSH selon traitement, effets et adhérence.

M3

Contrôle sperme

La spermatogenèse prend ≈ 74 jours, plus la maturation.

M6+

Décision

Continuer, adapter, FSH/hMG, cryoconserver ou AMP.

Observation Ce que cela peut signifier Ce que cela ne prouve pas Prochaine question utile
T et E2 montent, sperme absent Leydig répond ; le délai ou le signal Sertoli peuvent encore limiter le résultat Ni fertilité restaurée, ni échec définitif Le contrôle a-t-il été fait au bon délai ? Que montrent FSH et le spermogramme complet ?
LH/FSH montent sous Clomid L’hypothalamus/hypophyse peuvent répondre au signal central Le testicule et le sperme ne sont pas automatiquement restaurés La testostérone puis le spermogramme évoluent-ils eux aussi ?
FSH très haute + azoospermie Le cerveau pousse fortement mais la production semble mal répondre La cause exacte ni l’impossibilité définitive de récupérer des spermatozoïdes Examen, génétique ou exploration spécialisée sont-ils indiqués ?
Sperme réapparaît Une production existe de nouveau, au moins partiellement Une récupération stable ni une grossesse naturelle garantie Faut-il cryoconserver maintenant et comment évolue le nombre total mobile ?
Image simple : le bilan hormonal regarde si les équipes reçoivent les ordres. Le spermogramme attend qu’un nouveau camion sorte de l’usine. Contrôler les deux le même jour ne veut pas dire qu’ils évoluent à la même vitesse.

DOSSIER COMPLET · DU DÉPART À LA DÉCISION

Suivre un homme étape par étape

Cet exemple montre le chemin du raisonnement. Il ne donne pas une ordonnance à reproduire.

ÉTAPE 1 · LA DEMANDE

« J’ai utilisé des AAS pendant deux ans et je veux un enfant dans six mois. »

Ce qu’on sait : exposition longue et projet parental relativement proche.

Ce qu’on ne sait pas : si des spermatozoïdes sont présents, si le frein hormonal persiste et si un autre facteur existe.

Image simple : le client dit que l’usine a été ralentie, mais on n’a encore regardé ni les commandes ni les camions.

ÉTAPE 2 · LE POINT ZÉRO

Historique, consultation, spermogramme et bilan hormonal

Le bilan retrouve : testostérone basse, LH basse, FSH basse. Le spermogramme, réalisé dans de bonnes conditions, ne retrouve aucun spermatozoïde.

Description correcte : profil hormonal central bas + azoospermie observée.

Description incorrecte : « Les testicules sont définitivement détruits. » Les données ne permettent pas cette conclusion.

ÉTAPE 3 · LA LOCALISATION

Où semble se trouver le premier blocage ?

LH et FSH basses signifient que les commandes venant de l’hypophyse sont faibles. Avec l’historique d’AAS, une suppression centrale est une hypothèse forte.

Hypothèses alternatives ou associées : délai insuffisant depuis le dernier ester, médicament, prolactine élevée, problème testiculaire associé ou difficulté de collecte.

Image simple : le téléphone du siège semble coupé. Cela explique que l’usine reçoive peu d’ordres, mais on ne sait pas encore comment elle répondra si les appels reviennent.

ÉTAPE 4 · L’ORIENTATION

Pourquoi l’andrologue est nécessaire

L’azoospermie doit être confirmée et le projet concerne le couple. Le spécialiste vérifie l’examen clinique, décide des analyses complémentaires et discute des options médicales adaptées.

Rôle du coach : transmettre un historique précis, expliquer le mécanisme et éviter les changements désordonnés.

ÉTAPE 5 · LE SUIVI

Chaque contrôle répond à une question

Contrôle hormonal : les signaux ou la réponse testiculaire évoluent-ils ?

Contrôle spermatique : des spermatozoïdes réapparaissent-ils après un délai cohérent avec leur fabrication ?

Si la testostérone monte mais pas le sperme : Leydig répond peut-être, mais cela ne suffit pas à prouver une réponse de Sertoli ou une spermatogenèse efficace.

ÉTAPE 6 · LA PROCHAINE DÉCISION

Décider sur une donnée, pas sur l’impatience

Si des spermatozoïdes réapparaissent, même en petit nombre, la cryoconservation peut devenir une discussion importante. S’ils restent absents au bon délai, le spécialiste reconsidère le diagnostic, le signal FSH, une cause testiculaire ou une obstruction et les options d’AMP.

Image simple : on ne change pas toute l’usine parce qu’un camion tarde. On vérifie d’abord quelle équipe répond, ce qui sort réellement et si la route est ouverte.

Le raisonnement final

Faits → profil probable → hypothèses alternatives → donnée manquante → professionnel compétent → contrôle au bon délai → nouvelle décision.

CHAPITRE 09

Études de cas : pense avant d’ouvrir

Explication simplifiée : un cas pratique n’est pas une devinette. On relève d’abord les faits, on cherche plusieurs explications possibles, puis on choisit l’examen ou la question qui permet de vérifier la meilleure hypothèse.
CAS 1 28 ans · AAS 2 ans · arrêt récent · LH/FSH basses · azoospermie

Faits : exposition longue, frein central, projet à 6 mois.

Hypothèses : suppression post-AAS ; délai trop court ; facteur testiculaire associé.

Décision discutée : avis andrologique et confirmation de l’azoospermie ; discuter l’arrêt des androgènes avec le médecin, la récupération surveillée et, si indiqué, un traitement. Le calendrier dépend du couple, pas d’une recette.

Message coach : « On ne cherche pas seulement à remonter ta T. On remet du carburant dans le testicule puis on vérifie si la production repart. »

CAS 2 35 ans · TRT maintenue · sperme très bas · partenaire 37 ans

Faits : frein présent, temps reproductif limité, oligospermie sévère.

Décision : andrologue et spécialiste du couple immédiatement. Cryoconservation si possible. On ne perd pas six mois avec une PCT bricolée.

Message coach : « Ici, chaque mois compte. On sécurise ce qui existe et on travaille avec les spécialistes. »

CAS 3 31 ans · FSH très élevée · petits testicules · azoospermie

Hypothèses : insuffisance testiculaire primaire, génétique, lésion ancienne.

Écarté : simple suppression centrale isolée, car la FSH crie déjà.

Décision : andrologie, génétique selon indication, discussion récupération chirurgicale/AMP. Pas d’empilement aveugle.

CAS 4 T et libido remontent sous hCG · E2 haut · sperme inchangé à 6 semaines

Erreur : déclarer l’échec ou ajouter trois médicaments.

Raisonnement : six semaines ne suffisent pas à conclure à un échec définitif. La réponse T/E2 renseigne sur Leydig. On revoit avec le prescripteur les symptômes, le diagnostic et la date du contrôle, sans retarder une orientation nécessaire.

CHAPITRE 10

Raisonner, pas réciter

1. T remonte sous hCG, sperme toujours absent après un délai suffisant. Quel signal peut manquer ?
2. Une FSH déjà très haute signifie surtout…
3. Quel résultat prouve le mieux le retour de production ?
4. À six semaines, un spermogramme inchangé suffit-il toujours à déclarer l’échec ?

RÉFÉRENCES

La science derrière le système

BONUS · PARCOURS TERRAIN

De “je veux un enfant” à la prochaine décision

Cette feuille de route ne garantit pas une grossesse. Elle vise à apprendre quelle information obtenir et quelle discussion médicale avoir à chaque étape.

Explication simplifiée : cette feuille de route sert de GPS. Elle indique quoi vérifier au départ, quand contrôler les hormones, quand contrôler le sperme et quand demander l’aide d’un spécialiste.
ÉTAPE 1 · AVANT TOUT TRAITEMENT

Créer le point zéro

Faire : historique complet, examen andrologique et spermogramme, à confirmer selon le contexte ; bilan hormonal choisi par le médecin selon les résultats et les symptômes.

Décider : urgence du couple, arrêt des androgènes, cryoconservation si des spermatozoïdes sont présents.

ÉTAPE 2 · CHOISIR LA VOIE

Le profil décide

LH/FSH basses : récupération surveillée si le temps le permet, ou discussion hCG/SERM.

FSH très élevée : suspicion testiculaire → spécialiste, pas de relance copiée.

AAS toujours présents : le frein persiste → clarifier conception versus performance.

ÉTAPE 3 · POINTS DE DÉPART PUBLIÉS

Ce que l’élève doit connaître

Approche guideline HH : hCG 500–2 500 UI, 2–3×/semaine, adaptée à la T et aux effets ; FSH ajoutée si nécessaire.

Série clinique après testostérone : Wenker décrit hCG 3 000 UI un jour sur deux avec associations variables après testostérone. Une série sans témoin ne démontre pas la supériorité sur l’arrêt seul.

Clomifène seul : 25 mg un jour sur deux ou par jour est fréquemment étudié ; bilan hormonal vers 4–6 semaines.

ÉTAPE 4 · NE PAS BOUGER TROP VITE

Respecter le délai biologique

Les hormones peuvent répondre en semaines. Le sperme demande environ 74 jours plus la maturation. Un contrôle à 6 semaines ne suffit pas toujours pour déclarer l’échec.

ÉTAPE 5 · ADAPTER SUR UNE DONNÉE

Une observation → une décision

T monte, sperme absent au bon délai : réévaluer le dossier et les autres causes avec le spécialiste avant toute décision sur FSH/hMG.

LH/FSH ne montent pas sous SERM : revoir adhérence, exposition et diagnostic.

E2 monte : juger symptômes et dose ; pas d’anti-aromatase automatique.

Sperme revient : discuter cryoconservation sans attendre le résultat parfait.

ÉTAPE 6 · SORTIE DE ROUTE

Quand le coach passe la main

Trouble visuel, douleur ou masse testiculaire, FSH très élevée, azoospermie persistante, antécédent de cryptorchidie/chimiothérapie, anomalie génétique possible, partenaire ≥ 35 ans ou réserve ovarienne basse.

Ce que l’acheteur saura faire après la formation

  • Expliquer pourquoi les AAS suppriment le sperme.
  • Lire LH, FSH, testostérone et spermogramme ensemble.
  • Comprendre les doses médicales publiées et leur niveau de preuve.
  • Savoir pourquoi hCG, Clomid, FSH/hMG et Proviron ne sont pas interchangeables.
  • Construire un calendrier S0 → S4–6 → M3 → M6+.
  • Reconnaître quand attendre, quand discuter une adaptation et quand orienter.

Il ne saura pas : garantir une grossesse ni prescrire légalement un traitement individualisé sans médecin.

POUR ALLER PLUS LOIN

Maîtriser les prises de sang et tous les mécanismes

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