1 · T haute + LH/FSH basses + AAS en cours
Mécanisme : androgène extérieur haut dans le sang, axe central coupé, T intratesticulaire probablement basse. Suite : spermogramme et objectif parental.
Explication simplifiée : les injections remplissent le sang de testostérone. Le cerveau croit que le corps en a assez et coupe LH et FSH. Le testicule reçoit alors moins de commandes, même si la prise de sang paraît élevée.
À ne pas conclure : « T haute = fertile ». Donnée suivante : spermogramme, historique exact et délai parental. Orientation : consultation si projet d’enfant.
2 · T basse + LH/FSH basses après arrêt
Mécanisme : profil central compatible avec suppression post-AAS. À vérifier : délai depuis le dernier ester, prolactine, médicaments, spermogramme.
Explication simplifiée : après l’arrêt, le cerveau ne se rallume pas toujours immédiatement. C’est comme une usine dont le patron n’a pas encore redonné les ordres : la testostérone et les spermatozoïdes peuvent rester bas pendant un certain temps.
Autres possibilités : ester encore actif, prolactine, médicament ou atteinte associée. Donnée suivante : dates exactes, bilan confirmé et spermogramme. Orientation : médecin/andrologue selon symptômes et urgence.
3 · T basse + LH haute
Mécanisme : le cerveau pousse mais Leydig répond peu. Clomid ou hCG ne répare pas forcément une usine incapable de répondre.
Explication simplifiée : ici, le message arrive bien : la LH est haute. Mais les cellules de Leydig ne fabriquent pas assez de testostérone. Le problème ressemble donc davantage à une usine qui répond mal qu’à un patron silencieux.
À ne pas conclure : que davantage de signal réparera forcément la réponse. Donnée suivante : confirmer T/LH, examiner les testicules et rechercher les antécédents. Orientation : endocrinologue ou andrologue.
4 · FSH très haute + petits testicules + azoospermie
Mécanisme : signal fort vers Sertoli mais faible production : atteinte testiculaire primaire probable.
Explication simplifiée : le cerveau crie déjà très fort avec la FSH, mais aucun spermatozoïde n’apparaît. Cela suggère que le testicule reçoit le message mais n’arrive pas suffisamment à fabriquer.
Autres causes à explorer : génétique, cryptorchidie, toxiques ou lésion ancienne. Donnée suivante : confirmation, examen et bilan spécialisé. Orientation : andrologue/urologue sans relance aveugle.
5 · FSH normale + azoospermie + volume faible/pH acide
Mécanisme : production possible mais passage bloqué. Les hormones ne voient pas la plomberie.
Explication simplifiée : les spermatozoïdes peuvent être fabriqués, mais ils peuvent rester coincés sur le chemin. Les hormones nous renseignent sur les commandes et la production, pas sur les canaux qui transportent le sperme.
À ne pas conclure : FSH normale = production normale certaine. Donnée suivante : confirmer volume/pH/collecte et examiner les voies séminales. Orientation : urologue/andrologue pour suspicion obstructive.
6 · Sous hCG : T/E2 montent, LH reste basse
Mécanisme : Leydig répond à hCG ; LH sanguine n’est pas le marqueur de son action. La fertilité se juge au sperme.
Explication simplifiée : l’hCG joue le rôle d’une fausse clé qui ouvre directement la serrure de Leydig. La vraie LH peut donc rester basse dans le sang. Une testostérone qui monte montre que Leydig répond, mais elle ne prouve pas encore que les spermatozoïdes reviennent.
À ne pas conclure : LH basse = hCG inefficace. Donnée suivante : symptômes, T/E2 et spermogramme au bon délai. Orientation : adaptation uniquement avec le prescripteur.
7 · Sous Clomid : LH/FSH montent mais T non
Mécanisme : cerveau réactif, réponse testiculaire faible. Ne pas augmenter indéfiniment sans revoir le diagnostic.
Explication simplifiée : le Clomid a réussi à faire parler le cerveau, puisque LH et FSH montent. Mais si la testostérone ne suit pas, le testicule ne répond pas assez. Ajouter toujours plus ne règle pas forcément le vrai problème.
À ne pas conclure : qu’il suffit d’augmenter sans limite. Donnée suivante : adhérence, dates, T répétée et examen testiculaire. Orientation : revoir le diagnostic avec le prescripteur.
8 · Sous Clomid : T monte mais sperme bas à M3
Mécanisme : réponse centrale mais réponse spermatique insuffisante/lente. Répéter et discuter signal FSH direct selon le dossier.
Explication simplifiée : la testostérone peut remonter avant la fabrication du sperme. Le spermatozoïde a besoin de plusieurs semaines pour être produit et maturé. À trois mois, on regarde donc l’évolution, sans confondre une réponse lente avec un échec définitif.
Autres possibilités : délai encore court, signal Sertoli insuffisant ou facteur associé. Donnée suivante : comparer les spermogrammes complets et la FSH. Orientation : discussion spécialisée, pas adaptation sur la T seule.
9 · Sperme réapparaît mais très bas
Mécanisme : récupération partielle. Discuter cryoconservation sans attendre un résultat parfait.
Explication simplifiée : quelques spermatozoïdes sont déjà revenus : c’est une petite fenêtre à protéger. Même si le nombre est faible, les congeler peut éviter de perdre cette possibilité si le résultat change ensuite.
À ne pas conclure : récupération complète ou grossesse garantie. Donnée suivante : nombre total mobile et évolution. Orientation : centre de fertilité pour discuter cryoconservation et options du couple.
10 · Chute après une forte fièvre
Mécanisme : la chaleur peut perturber un cycle visible plusieurs semaines plus tard. Dater et répéter au bon délai.
Explication simplifiée : le testicule fonctionne mieux à une température légèrement plus basse que le reste du corps. Une forte fièvre peut perturber une génération de spermatozoïdes, mais l’effet peut apparaître seulement plusieurs semaines après.
À ne pas conclure : dommage définitif sur un seul contrôle. Donnée suivante : dater la fièvre et répéter au délai conseillé. Orientation : médecin si anomalie sévère, persistante ou autres symptômes.
11 · Nombre correct mais mobilité très basse
Mécanisme : fabriquer ne suffit pas, il faut avancer. Répéter puis explorer varicocèle, infection, chaleur et collecte.
Explication simplifiée : le nombre est correct, mais les spermatozoïdes ne se déplacent pas bien. C’est comme avoir assez de voitures, mais avec beaucoup de moteurs qui avancent mal : la quantité seule ne suffit pas.
Hypothèses : variation, collecte, chaleur, varicocèle, inflammation ou autre facteur. Donnée suivante : contrôle complet, vitalité et examen. Orientation : andrologue si persistant.
12 · Tout dans les repères, aucune grossesse
Mécanisme : les repères ne garantissent pas la fécondité. Évaluer le couple, la durée, l’âge féminin et les causes non visibles.
Explication simplifiée : un spermogramme correct est rassurant, mais ce n’est pas une garantie de grossesse. La conception dépend aussi de la partenaire, du moment, de la fréquence des rapports et de facteurs que ce test ne mesure pas.
À ne pas conclure : « tout est forcément normal ». Donnée suivante : durée des essais et évaluation du couple. Orientation : consultation de fertilité selon l’âge et le délai.